Anne Peko - accueil

Née en Afrique noire, de mère polonaise et de père français, Anne Peko est un mélange détonnant de rigueur, de fantaisie et d’instinct.
Après son départ d’Afrique, elle poursuit ses études au conservatoire de Nice puis à Paris, à la Sorbonne. Une licence d’études théâtrales en poche, elle découvre le travail du metteur en scène Grotowski et devient naturellement comédienne.

Le théâtre... Elle jouera, entre autres, dans Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué, Prix du public du meilleur spectacle au Festival d’Avignon en 1983, sera dirigée par Philippe Adrien dans Rêves de Kafka, Prix de la critique en 1985 au Théâtre de la Tempête, puis la même année dans Ké voï dans le cadre du Festival In d’Avignon. En 1986, elle joue dans Gmund, premier Prix du Printemps du théâtre et en 1987 elle signera sa première mise en scène : Le fétichiste avec Jacques Gamblin en hommage à Christian Dior et au new-look.

La chanson... Parallèlement à sa carrière théâtrale, sa curiosité artistique l’entraîne vers d’autres horizons. Elle prend des cours de chant, joue du saxophone, pratique la danse, trouve le temps de monter à cheval et de mettre au point son premier tour de chant pour lequel elle signera une partie des chansons. Ce spectacle, comme tous ceux qui suivront, seront toujours minutieusement mis en scène et théâtralisés.

Claude Lemesle, qui passait par là, participera à cette première aventure en lui écrivant une chanson clin d’œil :

Peko pour Africa
Et slave pour vodka
Pas facile en tout cas
D’s’app’ler Pekoslawska

Ce premier spectacle, Rendez vous, en 1988 au Café de la Danse, va déclencher une réaction en chaîne. Après avoir assuré les premières parties d’artistes tels que Maxime Le Forestier, Leny Escudero, Jean Guidoni... elle va donc prendre son envol sur de nombreuses scènes : Le Sentier des Halles, le Printemps de Bourges, l’Européen, le Café de la Danse, les Francofolies de la Rochelle, le Festi’Val-de-Marne, le Théâtre Silvia Monfort, Chorus des Hauts-de-Seine, Alors… chante, Le Petit Journal Montparnasse, Le Théâtre du musée du Quai Branly, etc... Ainsi qu’à l’étranger : États-Unis, Pologne, Suisse, Espagne, Hongrie, Allemagne, Bulgarie, Suisse, Croatie, Argentine, Moyen-Orient, Syrie, Sultanat d’Oman, Émirats arabes, Russie, Hollande, Maroc, Chine…

Les spectacles se succèdent : Tais-toi Shakespeare, je chante en 1990, Un peu comme Ophélie en 1992, Madame, hommage à Édith Piaf en 1993 avec la complicité de Michel Rivgauche (plus de 600 représentations dans le monde entier), Tout feu tout femme en 1995 avec la collaboration de Claude Lemesle, D’Amsterdam à Göttingen en 2003 et, en 2009, pour célébrer la mer qu’elle affectionne et sillonne régulièrement : J’extravague, Peko chante la mer. Elle est toujours entourée de collborateurs de talents tels les musiciens Roger Pouly (pianiste de Trenet), Jean Lou Descamps, Nathalie Miravette, Pierre-Michel Sivadier… et Philippe Adrien, Christian Dente, Moni Grégo ou Caroline Loeb comme metteurs en scène.

Transmettre... Son intérêt pour la voix humaine et le désir de transmettre la conduisent à suivre une formation d’art thérapeute.
En 1997, elle se lance dans l’aventure de la pédagogie. Elle élabore une méthode d’enseignement originale et ludique, développant ainsi une réflexion passionnée et exigeante sur le travail de la voix et de l’interprétation, qu’elle diffusera au sein de ses ateliers chanson (Le plaisir de chanter) qu’elle anime depuis une quinzaine d’années. Coachant une cinquantaine d’élèves par an avec lesquels elle réalise et met en scène des spectacles leur permettant de s’exprimer en public.

Point d’orgue de cette activité, elle publie chez Hachette, en 2008, une méthode de chant originale (M6 Éditions/Hachette pratique).
Comédienne, musicienne, auteur-compositeur, metteur en scène, chanteuse interprète, mais avant tout artiste toujours en recherche, quelle sera la prochaine trouvaille qui jaillira de son esprit créatif ?

La PEKO n'a sans doute pas fini de nous étonner.



Anne Peko

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